Hier à Leers

Origine des Écoles Leersoises

Avant l’existence de l’école, les enfants étaient éduqués par les clercs (les précepteurs à domicile). La loi républicaine du 19 décembre 1793 promulgue la création d’écoles municipales élémentaires.

1832

Monsieur Paschal (Pascal) Messien accueille les enfants dans sa maison pour les instruire. Il est aussi le clerc de la paroisse.

1835

Monsieur Jean-Louis Messien (le fils de Pascal) enseigne dans sa maison située derrière l’Hôtel de ville du village. (à l’époque implantée sur la place, en décrochement de la rue – voir le plan de 1832 -) et cela jusqu’à la construction de la première « maison-école » leersoise. La décision est prise en 1843 par le Conseil Municipal sous la présidence de Napoléon Favier Duthoit, maire de 1840 à 1848. Le projet n’aboutit pas.

1847

L’école mixte est trop petite. Les filles vont alors chez une demoiselle dont nous ne connaissons pas le nom. Sa petite maison se situe à côté du presbytère.

1849

Le 29 mars est décidé l’installation du Comité local de surveillance de l’instruction primaire de Leers. Il est composé du Maire Henri Salembier, des messieurs Desprez, Droulers, Delannoy et d’un membre de droit, Monsieur le curé J.B. Drubay.

1851

Sous l’impulsion du maire Henri Salembier, la première « maison-école » est construite dans la longue rue (rue Joseph Leroy) à l’angle avec la rue Masséna. On voit encore la date gravée sur la façade de cette maison particulière : 1851. Les filles s’y installent en 1852. Elles sont dirigées par les Dames de la Sainte-Union.

1852

Vœu du Conseil Municipal de créer 2 établissements d’instruction distincts.

1862

Suite à la décision du conseil Municipal de 1858, une 2ème école est construite dans la rue de Wattrelos (rue du Général de Gaulle sur le site actuel de l’école Blin-Péri). C’est la première école communale des filles. Les garçons intègrent le bâtiment de la longue rue.

1867

Dès 1867 le conseil Municipal décide la construction d’une 2ème classe au 1er étage de l’école des garçons. Il y avait alors 130 élèves.

1879

La république (Jules Ferry étant alors ministre de l’instruction publique) interdit aux congrégations catholiques d’enseigner.

1881

Suite à la loi sur la laïcisation, les religieuses de la Sainte-Union de l’école des filles sont remplacées par des institutrices laïques.

1882

A l’école des garçons, 352 élèves de 3 à 13 ans sont répartis dans 2 classes. Le Conseil Municipal décide la construction d’une nouvelle école.

1884

Ouverture de la nouvelle école construite en face de l’ancienne école de 1851 (le site Gabriel Péri). Les petits Leersois font leur rentrée scolaire en traversant la rue.

1888

Le 20 novembre ouverture d’une école dans la ruelle des vicaires (rue Marceau) dans le patronage de la paroisse par la volonté de la famille Salembier dont un membre est maire (Henri) et du curé Bordoduc Jules. 3 classes sont ainsi ouvertes. On bâtit une 4ème classe et une maison d’habitation pour les religieuses. Cette école est baptisée « Saint Henri » en l’honneur du maire. C’est l’école pour les filles dont les parents veulent conserver une éducation chrétienne.

1902

L’école des filles Saint Henri doit fermer le 16 juillet sur ordre du Préfet, suite à la loi 1901 sur la laïcité. Sa réouverture est effective en 1903 sous la direction de Melle Cécile Boeykens puis Melle Gabrielle Macron.

1945

Le 27 octobre, le Conseil Municipal sous la présidence du maire André Kerkhove et sur la proposition de la commission des écoles, décide de dénommer l’école publique des garçons « Ecole Gabriel Péri » et des filles « Ecole Suzanne Lanoy-blin » en mémoire des hommes et des femmes qui ont fait preuve de grand patriotisme au cours de la guerre 39/45. Suzanne Lanoy-Blin, née le 8 juillet 1913, était Professeur d’Histoire à l’Ecole Normale de Douai. Elle fut responsable d’un journal d’enseignants résistants. Elle est arrêtée une 1ère fois en octobre 1942, puis en mars 1944. Elle décède le 6 mars 1944 des suites des tortures infligées par la Gestapo. Gabriel Péri, né le 2 février 1902, journaliste de profession a été député d’Argenteuil à l’âge de 30 ans. Résistant il est arrêté en mai 1941 puis fusillé par les Allemands au mont Valérien le 15 décembre 1941.

1946

Loi du 22 mai. Juste avant la signature du contrat de l’école St. Henri et de l’état sur les règles concernant l’obligation scolaire, la directrice Melle Thérèse Lepers choisit de rebaptiser l’école par le nom « Jeanne d’Arc » patronne des guides dont elle fait partie. 1955 : Le maire André Kerkhove pose la 1ère pierre de la nouvelle école des filles sur le site de l’école construite en 1862. Elle comprendra 6 classes.

1970

Lors de la séance du Conseil Municipal du 3 octobre le maire André Kerkhove propose la construction d’un groupe scolaire au Buisson et l’implantation d’une école maternelle dans le quartier du centre.

1971

En novembre la commune de Leers engage des pourparlers avec la Communauté Urbaine, compétente alors en la matière, pour la construction d’un C.E.S.

1974

Sur l’emplacement du Château de Bretagne sont construites 6 classes. Cette école maternelle ouvre ses portes sous le nom d’Alice Cotteaux. Alice Cotteaux, née le 4 février 1862 à Maurois dans le Nord, est arrivée à Leers le 1er octobre 1901. Elle enseigna jusqu’en 1928. C’est elle qui posa les premières bases de l’école publique de filles.

1977

Le groupe scolaire du Buisson est réalisé, sous la présidence de Lucien Demonchaux, nouvellement élu maire de la ville. La maternelle qui compte 6 classes prend le nom Pauline Kergomard. L’école primaire est nommée Léonard de Vinci. Pauline Kergomard était Inspectrice Générale de l’Education Nationale. Née à Bordeaux en 1838, elle fut l’inspiratrice de l’école maternelle en France. Léonard de Vinci, né le 15 avril 1452 à Vinci en Italie et mort à Amboise le 2 mai 1519, est un peintre florentin et un homme d’esprit universel à la fois artiste, scientifique, ingénieur, inventeur, architecte…..

1982

Lors de sa délibération du 18 juin, la communauté Urbaine prend la décision de construire un C.E.S. type 600 à Leers.

1986

Le C.E.S. construit à la Papinerie ouvre ses portes à la rentrée de septembre. Le directeur est Monsieur Bonte. Il portera le nom de Alphonse Daudet, par décision du conseil Municipal en date du 19 août 1987. Alphonse Daudet, né à Nîmes le 13 mai 1840 et décédé à Paris le 16 décembre 1897, est un écrivain et auteur dramatique français.

2004

Compte tenu de l’évolution des effectifs, le maire Jean-Claude Vanbelle et le conseil Municipal envisagent le regroupement des écoles.

2007

Regroupement des écoles Lanoy-Blin et Gabriel Péri pour former le groupe Blin-Péri. Directeur : Eric Skyronka.

2010

Regroupement des écoles Blin-Péri et Alice Cotteaux, sous la direction d’Eric Skyronka. Regroupement des écoles Léonard de Vinci et Pauline Kergomard au Buisson sous la direction de Caroline Majescik.

Le 29 avril 1944 : Crash du B17 «Cawn‘t Miss»

Le parc des Aviateurs, à l’angle des rues Lamartine et Victor Hugo a été inauguré le 29 avril 2017. Ni le nom, ni le jour de l’inauguration n’ont été choisis au hasard. C’est ici, il y a 73 ans jour pour jour, que s’écrasait un avion américain de retour d’une mission pour Berlin. Ce 29 avril 1944, sur ce qui était alors le jardin de la villa Desmet, cinq soldats de l’US Air Force perdaient la vie et cinq autres s’en sortaient. Ces derniers étaient recueillis par la population leersoise avant d’être exfiltrés par la Résistance.

L’avion abattu dans le parc
L’appareil :

B-17 Fortress – type G-1-BO-s/n 42-3116 IW-O Triangle S « Cawn’t Miss » (22,6 m de long ; 5,8 m de diamètre ; 4 moteurs de 1200 cv)

Affectation :

Escadrille 614 du 401° Group de Bombardement, formation de 36 bombardiers

L’équipement :

6 bombes de 500 livres de démolition + 6 bombes de 500 livres incendiaires

La mission :

Bombarder les quartiers généraux de la Luftwaffe à Berlin (18ième raid)

L’équipage :

10 hommes : 1 pilote & 1 copilote , 4 mitrailleurs : À,D,G,V, 1 radio , 1 navigateur , 1 bombardier, 1 mécanicien

L’action :

À 7 heures traversée de la manche, à 8 heures 30 Hanovre est aperçu. Un tir de la flak touche le moteur 2 ; J.H. Singleton pilote vétéran sait s’en passer.

Après avoir lancé les 3.000 livres de bombes incendiaires, c’est la descente pour rejoindre le groupe du Triangle J. le Crawn’t Miss poursuit sa route avec 3 moteurs.Mais 30 minutes après avoir fait demi-tour, les mitrailleurs allemands font « mouche »cette fois-ci c’est le moteur n°1. Les fusées sont larguées ;5 avions de chasse viennent escorter le b17, très peu de temps : une turbulence très forte fait perdre le contact.

Avec seulement deux moteurs, la vitesse est réduite à 125 miles/heure, le b17 ne peut suivre le rythme de l’escadrille. À 10 heures, au-dessus de Bruxelles, l’avion essuie les tirs anti-aériens des 400 emplacements disposés autour de Bruxelles, le pilote doit faire ½ tour, emprunter la vallée de la Rhur.La vitesse est alors de 115 miles/h. Les aviateurs se débarrassent de tout l’équipement amovible pour remonter.

Ils sont attaqués une seconde fois par 5 Flocké Wulf 190, plus en dessous un Messerschmitt 109 qui mitraille le ventre de l’appareil. Ils passent deux fois, tous les appareils de contrôle sont hors d’usage. Le bombardier, les deux mitrailleurs du milieu, le mitrailleur du bas et l’opérateur-radio sont tués ; les survivants attendent l’ordre de sauter pour ouvrir la porte de la baie des bombes.

Il est 13 heures quand les leersois voient apparaitre dans la direction de Toufflers-Roubaix un lourd bombardier perdant de plus en plus d’altitude, poursuivi par 7 Messerschmitt qui mitraillent le bombardier agonisant. Après quelques cabrioles au-dessus du quartier de la Mottelette, par un effet quasi miraculeux, il s’abat sur la pelouse du vaste jardin de Monsieur Anatole Desmet.

Monsieur Aimé Verfaille jardinier à « la grande maison », (le Château Desmet) voit le bombardier venant d’ Ascq prêt à s’écraser dans le parc, il se réfugie dans la cuisine ; un grand bruit vite étouffé et le mastodonte se plante dans la pelouse. Monsieur Anatole Desmet entre dans la carcasse fumante pour sortir quelques-uns des hommes d’équipage, seul un aviateur vit encore. Malheureusement les Allemands arrivent quelques minutes plus tard et repoussent les personnes accourues. Même le docteur Lecouffe n’a pas l’autorisation de soigner le seul blessé ; ce dernier reçoit le ministère du vicaire de la paroisse, l’abbé Decottignies. C’est finalement cinq morts qui sont alignés sur la pelouse et recouverts de draps blancs. Les allemands les chargent plus tard sur un camion au milieu d’autres objets et débris provenant de l’appareil.

Mr Arthur Desmet, frère d’Anatole constate que les soldats allemands n’appartenant pas aux troupes politiques saluent les dépouilles tandis que les autres ne montrent que du mépris. Monsieur Céran Lamblain se souvient que le maire Emile Duez, malgré son insistance pour garder les corps en vue d’une inhumation à Leers s’est vu opposer un refus formel.

Les aviateurs décédés
  • BRACKMAN Solomon William (mit.d)
  • BROTZMAN Reed Lee (mit.g)
  • LEE Warren Allen (mit.v)
  • VISTEJN Joseph John jr (radio)
  • ARNDT Gleen Albert (bomb. Mit a)

Les allemands recherchent intensément les parachutistes ayant atterri dans les environs et hébergés par les leersois. :

BARSUK Clarence Stephen (copilote)

Il tombe dans la cour de Mr CAILLEAU Albert qui lui fait signe d’aller chez le voisin : Mr Dieudonné DESLEE 22 rangée Derache.Il reçoit des vêtements civils et est envoyé vers Néchin, l’abbé Delfosse étant chef de groupe de l’armée secrète belge .Mais il se dirige vers Forêt-sur- Marque, voyage en Belgique, revient en France jusqu’à Paris où il reste jusqu’à la libération. En Angleterre en Août 44, il reprend un avion, abattu au-dessus de Stettin, il passe le reste de la guerre dans un camp de prisonniers.(décédé en 1991).

MUSE William Rowe (mec/m)

Atterri dans l’angle du jardin de Fernand TRICOIT 29 rue de Néchin & de Madeleine ROTHIER 41 rue de Néchin rangée de Lestoquoi. Il est à 100 mètres de Singleton et il le retrouvera très vite sur son parcours (décédé en 1973).

LEVEY James Gérard (nav)

Il touche le sol dans un champ (où il se blesse à la cheville) entre la rue de la Marne et Gibraltar droite.Il reste à Leers-Nord jusqu’au 8 mai, dans un lieu d’hébergement, puis il est caché à Templeuve en attendant d’être pris en charge pour aller vers Bruxelles (décédé en 2011)

BLAIR Harry James jr (mit.A)

Monsieur Anceau conduit Blair chez Pontzelle rue Ingres à Roubaix, il y vit sa première semaine……….Le 8 août la gendarmerie de Toufflers le fait passer en Belgique, pour Bruxelles à « la Maison Forestière ». De là aux quartiers généraux des services secrets de la Luftwaffe. Là il rencontre : Singleton,Levey et Muse. Le 2 septembre, on les met dans un wagon mais le train est saboté, il doit s’arrêter .Le dimanche 3 à 13 heures, Levy, Muse et Lynch s’évadent du train (Décédé en 2008).

SINGLETON John H (pilote)

C’est au 5 rue des Patriotes, chez Mademoiselle Eugénie Grison qu’il touche le sol de Leers. Un certain Albert, membre de l’Armée Blanche l’a recueilli et le conduit chez sa mère pour recevoir des vêtements civils, ensuite chez lui à Leers-Nord. Un autre homme conduit Singleton dans l’église de Néchin où il est interrogé en présence d’un policier de Templeuve qui l’emmène chez Van Herde où il retrouve MUSE. Hébergés en différents endroits en attendant des papiers d’identité, rencontrent même BLAIR qui est à Roubaix, puis regroupés avec 3 autres militaires dont le lieutenant LEVEY, ils se retrouvent à Bruxelles devant 2 allemands armés qui les conduisent aux quartiers généraux des renseignements Luftwaffe. Le 2 septembre Singleton, Levey, Blair et Muse sont mis dans un train qui ne part pas……..le 3 Levey et Muse sautent du train, un peu plus tard Singleton et Blair s’évadent également. Ils se dirigent vers le centre de Bruxelles. Le capitaine Dunn donne des ordres et ils sont transportés vers la Grande-Bretagne. Ils arrivent le 9/9 par avion (Décédé en 2013)

Origine de «CAWN’T MISS IT»

Du livre : Belle of the Brawl : Letters home from a B17 Bombardier. Garry A Best (page 116 )

Les soldats racontaient qu’en Irlande (ils parlent aussi d’Écosse et d’Angleterre) leur accent étrange les faisaient rire et que souvent quand ils donnaient une direction aux américains ils mettaient du temps à tout expliquer, et terminaient leur explication par : «you cawn’t miss it» = you can’t miss it prononcé avec l’accent britanique, irlandais ou écossais apparemment.

C’est devenu une « blague »qui a été reprise pour les noms de 2 B17 : 1 de la 94ième bomb group et 1 de la 389ièmebomb group ; ainsi qu’à 2 B24.

Qui a aidé les cinq parachutistes américains de l’avion abattu à Leers le 29 avril 1944 ?
Ce document provient d’un ancien aviateur américain hébergé à Templeuve (B) en 1944. On peut y reconnaître quelques aviateurs aidés par des résistants de la région (dont ils portent encore les vêtements donnés), à leur retour en Grande-Bretagne début septembre 1944. Les 5e, 6e, 7° et 8e hommes appartiennent à l’équipage du bombardier américain tombé à Leers (F) le 29 avril 1944.

Dans le cadre d’une recherche historique recensant tous les appareils volants tombés dans la région frontalière et en Hainaut occidental durant les deux dernières guerres, ainsi que les aides apportées aux aviateurs alliés par les gens de ces régions, Dominique Vandenbroucke, a durant trois années, recherché tous les documents conservés dans les différents centres d’archives des pays concernés par la perte d’appareils et hommes d’équipage.

De plus, il a pu, à ce jour, interviewer plus d’une cinquantaine d’anciens aviateurs et une vingtaine de familles d’aviateurs concernées par l’histoire de ces régions. Ce travail aboutira à la publication de plusieurs livres de tous pays confrontés à la dure réalité de l’occupation allemande en nos régions.

L’une de ces recherches racontera, par le détail, l’odyssée de trois avions américains abattus respectivement à Néchin le 9/10/42, à Evregnies le 4/3/44, et à Leers le 29/4/44. Pour ces trois appareils, Dominique Vandenbroucke a pu retrouver et interviewer tous les anciens aviateurs qui les occupaient à l’époque, ainsi que plusieurs familles des hommes tués lors des crashs. Tous ces gens lui contèrent des récits émouvants, palpitants et inédits pour l’histoire de nos régions. En voici un extrait qui se déroule dans l’avion en difficulté au-dessus de Leers le samedi 29 avril 44.L’une de ces recherches racontera, par le détail, l’odyssée de trois avions américains abattus respectivement à Néchin le 9/10/42, à Evregnies le 4/3/44, et à Leers le 29/4/44. Pour ces trois appareils, Dominique Vandenbroucke a pu retrouver et interviewer tous les anciens aviateurs qui les occupaient à l’époque, ainsi que plusieurs familles des hommes tués lors des crashs. Tous ces gens lui contèrent des récits émouvants, palpitants et inédits pour l’histoire de nos régions. En voici un extrait qui se déroule dans l’avion en difficulté au-dessus de Leers le samedi 29 avril 44.

« Je m’étais dirigé vers le compartiment du pilote et, à ce moment-là, 5 avions de chasse allemands sont arrivés sur nous de la direction « 3 heures » ; en dessous, un autre allemand tiraillait. Ils ont passé 2 fois et tous les appareils de contrôle étaient hors d’usage, l’avion était en feu. Cinq de nos hommes étaient tués, il était temps de sauter et, dès que l’ordre fut donné, nous avons ouvert la baie des bombes et avons sauté. J’ai tiré sur la corde et le choc du parachute qui s’ouvrait a fait balancer mon corps comme un pendule. Lorsque je suis arrivé à terre, je ne réalisais pas encore que la partie réelle de mon aventure venait seulement de commencer. Nous avions été abattus près de la ville française de Lille, à quelques miles de la frontière belge. Chaque homme, chaque femme et enfant du voisinage ont pu voir le combat du sol. J’étais à peine débarrassé de mon parachute… ».

Ces 5 parachutistes furent aidés par des gens que Dominique Vandenbroucke voudrait retrouver, afin qu’ils lui racontent les faits qu’ils vécurent en compagnie des Américains de ce 29 avril 1944. Le livre est prévu pour cette fin 89.